El Camino Loco – Terres d'ici, Terres d'ailleurs

Western Australia – Perth, Rottnest Island

Rottnest Island

“On a un workshop à présenter à d’ici 3 semaines, t’es de la partie ?”

“OUI OUI, ma valise est déjà prête, j’arrive de suite !!”

Perth, ses plages, son soleil, ses femmes … comment refuser une telle offre. L’été a été particulièrement inexistant en Tasmanie cette année, alors partir travailler avec l’hôtel au bord de la plage est plus que tentant.

Après 6 heures d’avion et un taxi qui se trompa de quartier, me déposant à l’hôtel de , alors que je devais me rendre a celui de , je pus re-goûter au plaisir de se baigner dans de l’eau à 28 degrés, à faire du body-surf, et à boire l’excellente bière locale, la Little Creature. Bien sûr la culture ne change pas trop, on est toujours en Australie, mais justement on est en Australie, non pas en Tasmanie !

Au programme de ces 5 jours, un peu de conférences, un peu de travail, beaucoup de body-surf le matin et le soir avec les collègues et le boss, beaucoup de drague mais malheureusement pas beaucoup d’aboutissements ! Mais aussi, et surtout 2 jours passés sur une ile de toute beauté : .

J’avais réussi à rester tout mon weekend sur Perth en réservant mon avion pour le dimanche soir, afin de pouvoir arriver directement au bureau à à 9h00 du matin. Je pensais donc pouvoir en profiter pour faire de la plongée sur l’ile de Rottnest, à quelques kms au large de Perth.

Ce samedi-là se déroulait l’événement de l’année: une course de natation était organisée pendant laquelle les participants devaient réussir en totale autonomie la correspondance Perth-Rottnest. Du coup, tous les campings et bungalows étaient pleins à craquer, ainsi que le ferry retour du samedi. Il m’eut donc fallu rester sur l’ile le samedi soir, non sans me déplaire. Disons simplement que je n’avais en aucunement prévu de camper en volant pour Perth, sachant mon hotel de reservé pour le week-end.

Mais tout ça, c’est du chipotage ! En arrivant sur l’ile, mon beau vélo et mon casque m’attendaient, et ce petit bout de paradis s’ouvrit à moi. Ma carte de touriste m’indiquait toutes les plages à visiter, et les petites icônes en forme de masque et tuba montraient les endroits où il y aurait du corail ! Bien sûr, en volant pour Perth, je n’avais pas pris mon ordinateur de bureau, mais au moins j’avais mes palmes, masque et tuba.

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Le weekend se passa entre balades à vélo et plongées avec mon boss et une collègue qui étaient venus pour la journée seulement, farniente, puis encore balades à vélo et plongées, pour terminer par la sieste au soleil; les points d’ombre tendant à manquer sur l’ile, l’eau aussi. L’océan Indien, une premiere pour moi; les coraux étaient magnifiques et les poissons avaient les couleurs que l’on voit habituellement sur les cartes postales. Seule l’appréhension de croiser un petit requin m’accompagnait lorsque je m’éloignais un peu de trop du rivage et que l’eau se trouvait être de plus en plus profonde.

Le soir venu, je me suis trouvé une petite crique isolée, et décidai de m’y installer pour la nuit. Je n’avais remarqué qu’une seule trace d’empreinte de quokkas ( un marsupial de la même taille que le pademelon) et m’était dit que la fréquentation nocturne ne devrait pas être si mauvaise que cela. Et bien, j’avais tout faux: entre les quokkas qui voulaient assouvir leur curiosité toutes les dix minutes, et ce petit bandicoot qui monta quelques fois sur mes jambes, je n’ai pas eu de répits avant 3heures du matin, pour être finalement réveillé à 7h par le soleil. J’avais pourtant essayé de m’installer confortablement, creusant un peu dans le sable pour y plonger mes jambes et éviter ainsi par la même occasion les moustiques et le vent, mais mon dessein de passer une fantastique nuit tranquille à la belle étoile n’eut pas lieu.

Ceci étant, Rottnest rocks (*1) !

(1*: Rottnest, ça déchire) !

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