El Camino Loco – Terres d'ici, Terres d'ailleurs

La chute pour mieux profiter des Blueys

Le mois de janvier 2011 a été un mois que je qualifierai de bizarre. Je suis retourné à Ben Lomond refaire quelques voies, et les seules choses qui me passaient par la tête était: « mais pourquoi est ce que je grimpe, est-ce que ça en vaut réellement la peine ». Que de mauvaises pensées me traversaient l’esprit, pas une seule n’était positive. Depuis notre marche a , mon excitation et le sourire à chaque grimpe s’était radicalement transformé en peur. Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment, une mauvaise passe. Peut-être le fait d’aller à des endroits qui semblaient trop sérieux, éloignés de toute civilisation … ou trop d’escalade depuis un an.

Ce qui fit que je voulais réellement faire une pause, faire autre chose, plus de surf, de guitare, rencontrer d’autres gens qui ne savent rien de la varappe et qui n’en parlent pas tout le temps comme moi. Mais comme tout le monde autour me proposait de grimper, ce ne fut pas évident. Et chaque grimpe devenait un calvaire et me semblait bien trop dur pour mon niveau. Ma plus mauvaise expérience fut lorsque des amis et moi sommes partis à Adams Field mi-janvier, deux heures de route à l’ouest d’Hobart. De gros blocs de conglomérat d’une dizaine de mètres aux formes de champignon. La roche est tranchante, les voies sont difficilement lisibles du fait du conglomérat, et tout le temps deversantes : tout ce que je déteste.

Je me suis remis alors tranquillement à la slackline, qui me reposait l’esprit, me permettait de me concentrer, puis fis quelques voies aux , et d’un coup je me suis surppris à relire un guide de voies, j’étais guéri ! J’étais mentalement prêt pour me relancer. Que je déteste ces périodes, heureusement qu’elles ne m’arrivent que très rarement. Fin janvier, j’ai profité d’un voyage « d’affaires » (attention !) à pour aller grimper avec Rhys, un ami qui est retourné vivre dans le , aux pendant le weekend.

Blackheath

780-2011-02-05_Blue_MountainsLes Blue Mountains sont une région montagneuse à l’ouest de Sydney, formés de plateaux gréseux séparés par de profondes gorges de plus de 600m de profondeur et de quelques miles de large. Là où nous étions, il n’y avait absolument personne, et au vu de la température ambiante, ça se comprend légèrement. 42 degrés à Sydney, un frais 33 aux Blueys (diminutif, il faut se rappeler qu’en , tout n’a qu’une syllabe). Un poil chaud pour grimper, heureusement l’air était sec et il y avait un peu de vent. Nous avons fait une voie de 90m, Fat Yak (le nom d’une excellente bière), 6c, 6b, 6b+, soutenue, délicate et sur petite prise. Ça me changeait des fissures. Mais quel régale, et savoir que c’est grâce au travail que j’ai pu y aller est encore plus jouissif. Encore un endroit sur ma liste des places ou retourner.

PS: Seules les photos avec le philigrane sont de moi

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