El Camino Loco – Terres d'ici, Terres d'ailleurs

Frenchmans Cap – Jour de l’an 2010-2011

Frenchman’s cap

Depuis mon premier voyage en en 2009, je rêvais d’aller à . Une montagne de 1446m de haut dont 400m de paroi verticale. Ce bout de quartzite est unique, et m’a énormément inspiré. Rien ne lui ressemble, si ce n’est El Capitan au du en Californie: une moitié de dôme certainement polie par le passage d’un glacier. Il est ainsi nommé à cause de son profil qui ressemble à un béret français.

Depuis quelques mois, nous avions prévu avec Zach, mon colocataire, d’aller nous y frotter pendant mes vacances de décembre. Par manque de chance, alors que j’étais à Ben Lomond, Il tomba plus de 30cm de neige sur les sommets de l’ouest. Le temps était censé être magnifique les prochains jours avec donc plus de chance de voir la neige fondre et se répandre sur la paroi. Hors de question de partir avec deux cordes de 60m, les jeux de friends et de coinceurs, sur le dos en plus de la tente, du réchaud … pour au final ne pas grimper. La marche aller fait 25km, avec des passages de boue assez étendus et profonds. C’est déjà assez difficile comme ça.

Nous sommes donc partis à 4, Zach et sa copine, Maggie, Benny Boy (un ami qui vit désormais en Norvège) et moi, juste avant le jour de l’an. Zach venait de s’acheter Martha, une bonne vieille voiture pour A$500, qui nous a permis de nous y rendre. Elle a d’ailleurs rendu l’âme deux semaines plus tard dans un accident de la route. Paix à son âme.

La première journée de marche avait été exténuante, dure et longue. Les pieds trempés, les vêtements pleins de boues. Puis lorsque le Cap fit son apparition, il était la, majestueux. Je m’imaginais au final assez mal comment nous aurions pu faire la même marche en une journée avec tout le matériel, et nous lever à 4h du matin le lendemain pour aller grimper. Je pense qu’une journée de repos ne serait pas futile, mais après, il faut le temps de son cote.

Le beau temps, nous l’avions, le lendemain matin était tout simplement magnifique. Peu de nuages dans le ciel, ni trop chaud, ni trop froid. Nous nous étions levé assez tard (8h30), prit notre petit déjeuner dans la cabane au pied de la montagne, au bord du lac Tahune. Et peu avant midi, nous étions au sommet, quelques névés par-ci par-là. La vue que nous avions s’étendait jusqu’aux Western Arthurs, une chaine de montagnes à une centaine de kilomètres. Ce fut notre spectacle du 31 décembre. De retour à la hutte, et après une fraiche baignade dans le lac, nous sommes repartis pour l’autre cabane où nous attendaient une bouteille de vin rouge et quelques bières. À 21h30 s’achevait pour nous l’année 2010 et donc notre réveillon du Nouvel An, trop fatigués pour rester éveillés jusqu’à minuit. Et puis sans lumière, sans feu de cheminée, ni fromage ni vin, on ne va pas bien loin !

Bonne Année 2011

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