El Camino Loco – Terres d'ici, Terres d'ailleurs

Anzac Day – Tassie 10#

Hobart

Lorsque la pluie sévit toute la journée, cela ruine à néant le projet de faire du kayak sous un magnifique soleil. Forcément il y a un peu d’incompatibilité entre les deux. J’en ai profité pour en apprendre un peu plus sur cette chère ile. Considérée par beaucoup comme le plus bel état d’, elle fut découverte en 1642 par un navigateur néerlandais, Abel Tasman. D’autres explorateurs l’ont ensuite visité, parmi les plus connus, Cook (1777) et d’Entrecasteaux (1792). Certaines parties de l’ile portent désormais leurs noms. De nombreuses expéditions passèrent par la , encore appelée terre de Van Diemen à cette époque, « the Voyage of the Beagle » raconte le passage de Charles Darwin. Il fait état de son admiration sur la variété du paysage et de la faune. Il posa pied à terre pendant plus de dix jours à en février 1836. Pour ceux qui auraient le courage de lire son livre en anglais, voici un lien : http://www.ibiblio.org/rge/download/beagle.pdf .

Les premiers envois de prisonniers et de gardiens ont commencé en 1803, et une vague importante d’immigration a suivi dans les années 1820’s. Curieusement, ce sont les mêmes dates du commencement et de l’apogée de la « Black War », le génocide qui a entrainé la disparition des aborigènes sur l’ile. En 1876, il n’en restait déjà plus un seul sur les 5000 à 10 000 présents depuis plus de 35 000 ans. Il y a une très grande différence entre les aborigènes australiens, considérés comme pacifistes, et les indigènes maoris de la Nouvelles Zélande qui étaient de puissants guerriers. D’ailleurs, les colons britanniques ont été vaincus.

L’exploitation minière et forestière s’est incroyablement développée et a fait accroitre de façon considérable l’économie locale des la deuxième moitié du XIX siècle, sans oublier la découverte d’or à partir de 1877.
L’histoire tasmanienne est essentiellement maritime, le Queen Mary reste au port d’Hobart en guise de pièce de musée, et ses eaux sont connues pour leur grand danger ; le 26 décembre de chaque année a lieu la traversée Sydney Hobart, l’une des plus dangereuses régates au monde, de nombreux accidents y surviennent chaque fois. Auparavant, les naufrages étaient bien entendu plus réguliers que maintenant. Pas moins de 1100 repartis tout autour de l’ile ont eu lieu, dont beaucoup transportaient des prisonniers, curieuse façon d’en finir avec! La découverte archéologique de ces épaves est très précieuse pour comprendre en détail la colonisation tasmanienne.

Je fais un bon en avant pour parler de ce dramatique accident qui a plongé la ville dans le chaos. Le 5 janvier 1975, un navire heurta le Tasman bridge, l’unique pont qui relie les deux bouts de la ville sur des dizaines de kilomètres. Plusieurs piliers cédèrent, et quelques voitures et motards décédèrent après un vol de plus de 60m de haut. Une cellule d’urgence a été mise en place et des navettes remplies de voitures traversaient régulièrement la Derwent River, large de 1300m. Depuis lors, à chaque fois qu’un navire important doit passer sous le pont, la circulation routière est arrêtée par mesure de précaution. Les photos sont visibles sur cette page : http://www.parliament.tas.gov.au/history/brd1.htm .

Voilà donc ce que j’ai pu retenir du musée maritime payant, mais pas pour moi, je reste français quand même ! Donc s’il y a des erreurs, c’est tout à fait possible. Dites-le-moi, je corrigerai, quoique je doute que ça intéresse qui que ce soit.

Allez, on continue, sur la lancée culturelle. Samedi, des 5 heures du matin, avait lieu partout en Australie, et donc à Hobart, une commémoration en l’honneur des combattants de la Première Guerre mondiale qui se sont battus à Gallipoli, Turquie. Le 25 avril 1915, 8000 Australiens et 2700 Néozélandais sont morts lors d’une audacieuse frappe pour mettre hors d’état de nuire la Turquie du conflit. Depuis l’inauguration en 1916, (Australian and New Zealand Army Corps) est célébré chaque année avec  une symbolique plus forte depuis la Deuxième Guerre mondiale. C’est un jour férié très important pour l’Australie. Malheureusement, je n’ai pu y assister ce samedi. Disons que la pluie torrentielle m’a un peu rebuté.

À cause, ou grâce à l’ANZAC day, le marché de , qui d’habitude a lieu le samedi, a été reporté au lendemain. J’en ai profité pour sortir mon appareil photo. J’espère que les clichés vous plairont. Je l’ai déjà évoqué il y a quelque temps, ce n’est pas un simple marché. Des musiciens, jongleurs et artistes viennent s’y produire.

Certains sont là chaque semaine, comme ce japonais qui vit de son Djembé, alors que d’autres artistes ne sont que de passage. Je suis tombé sur un guitariste de blues qui m’a impressionné, j’en ai acheté son album, c’est dire venant de moi. Si vous voulez écouter quelques pistes en plus de son myspace, je me ferai un plaisir de vous les envoyer par mail, l’import est un peu délicat. Je fais sa promotion www.myspace.com/tomrichardsonmusic .

One thought on “Anzac Day – Tassie 10#

  1. Pingoo

    Hello,

    Juste pour te saluer, te féliciter pour tes photos, toutes empreintes d’émotions. La photo, c’est « capturer l’instant » mais cette expression prend tout son sens ici. Bien joué le sigle jaguar, j’ai cherché avant de savoir de quoi il s’agissait. C’est bien là la preuve qu’on peut faire de magnifiques photos juste en utilisant un point de vue que personne n’aurait eu l’idée de prendre. Et pourtant le sujet est là, visible de tous ! Mais seul le photographe averti saura en tirer profit 🙂 Bravo.

    Pingoo

    PS: je fais partie de Virus Photo

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